Eric Pariset commence la pratique des arts martiaux à l’âge de cinq ans par le judo. C’est tout naturellement sous la direction de son père Bernard Pariset qu’il fait ses premiers pas sur les tatamis. Bernard Pariset a été un des pionniers du judo français, dans les années 1950, il a brillé sur les tatamis en se constituant un palmarès exceptionnel. Il fût également l’artisan de la remise en valeur du ju-jitsu au début des années 1970.

C’est donc dans le dojo parisien de la « Rue des Martyrs » – Le Club Français –  dirigé par son père, qu’Eric a revêtu son premier judogi. Après plusieurs années d’une pratique sans véritable enthousiasme, les choses sérieuses ont commencé à l’âge de dix-sept-ans. En 1971, il abandonne le lycée pour se consacrer entièrement à ce qui sera ensuite toute sa vie : les arts martiaux.

Parallèlement au renforcement de sa pratique du judo, avec un passage au prestigieux Bataillon de Joinville et à une carrière sportive de niveau national, il pratique d’autres disciplines : le karaté, l’aïkido et la boxe française. Mais c’est dans le ju-jitsu qu’il se spécialise, toujours sous la férule de son père.

Dans les années 1970, le ju-jitsu est réhabilité en France et il devient une des principaux acteurs de cette remise en valeur, grâce à des démonstrations spectaculaires effectuées en France et à l’étranger, mais également avec l’animation de nombreux stages nationaux et internationaux et la publication de supports techniques, livres et DVD.

Cependant, son activité principale reste l’enseignement du ju-jistu et du judo. Il l’a toujours exercée à Paris. D’abord, tout naturellement dans le club de son père, ensuite souhaitant «voler de ses propres ailes » il a créé différents dojo. Même s’il est mondialement connu grâce à des prestations apprécies du public, mais aussi d’experts d’autres arts martiaux, ce qui fait sa fierté,  c’est d’offrir un enseignement accessible aussi bien aux enfants de quatre ans, qu’à des adultes à la recherche d’une activité adaptée.

De 1980 à 1995 au sein de la Commission Nationale de ju-jitsu de la Fédération de judo-ju-jitsu, il a participé à différents travaux de réhabilitation de cette discipline héritée des samouraïs. En 1995, face à des orientations qu’il juge contraires à ses convictions, il préfère prendre ses distances. Sur l’insistance de pratiquants et de professeurs faisant la même analyse, il a tenté de les rassembler pour  faire vivre un ju-jistu fidèle à son passé, mais cela s’effectuait au détriment de sa raison d’exister : l’enseignement dans son dojo.

Ayant toujours enseigné dans des dojos privés, de façon à bénéficier d’une liberté de manœuvre quant à l’organisation de son métier, il a souvent été confronté à des combats qui le dépassaient, qui n’avaient rien en commun avec l’enseignement, à savoir à des déboires que peuvent rencontrer des locataires (ce qu’il était) avec des propriétaires parfois indélicats.  En 2015, il a l’opportunité de prendre du recul en cédant son dojo de la Bastille à une autre équipe.

En 2019, après une pause et quatre années passées en province, il décide de repartir au combat avec la création d’un dojo de taille humaine dans le douzième arrondissement de la capitale. Malheureusement,  à peine un an après, il est contraint de baisser le rideau, victimes de la crise sanitaire. Le jeune dojo, n’a pas les moyens de résister à une situation aussi inédite qu’invraisemblable. C’est un repli stratégique à Niort qui s’effectue en juillet 2020.    

En espérant  pouvoir bénéficier d’un lieu dans lequel il pourra à nouveau exercer son métier et faire profiter d’une exceptionnelle expérience,  son activité se limite à des interventions ponctuelles lors de stage de fin de semaine. Il est aussi disponible pour des cours particuliers à domicile.